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When Mary Magdalene made her way to the tomb that pre-dawn morning, she knew exactly what she would find. A great stone rolled across the entrance and Roman soldiers standing guard. She came prepared to mourn, to weep, possibly to pray. She came knowing that every hope and promise, every word of compassion and forgiveness, every expectation for the unveiling of the Kingdom of God on earth lay dead in that tomb. There was nothing left. No faith. No hope. No love. It had all been crushed as the hammers drove the nails into Jesus’ hands and feet three days before. In such despair, is it any wonder that she would not remember Jesus’ promise to rise from the dead on the third day? The horrors she and the other disciples witnessed drove all such hope from her, as death always seeks to do.
Lorsque Marie Madeleine se rendit au tombeau, ce matin-là avant l’aube, elle savait exactement ce qu’elle allait trouver : une grande pierre roulée devant l’entrée et des soldats romains en faction. Elle venait pour faire son deuil, pour pleurer, peut-être pour prier. Elle venait en sachant que toute espérance et toute promesse, chaque parole de compassion et de pardon, chaque attente de la manifestation du Royaume de Dieu sur la terre reposaient mortes dans ce tombeau. Il ne restait plus rien. Ni foi. Ni espérance. Ni amour. Tout avait été brisé lorsque les marteaux avaient enfoncé les clous dans les mains et les pieds de Jésus trois jours auparavant. Dans un tel désespoir, est-il étonnant qu’elle n’ait pas retenu la promesse de Jésus de ressusciter le troisième jour ? Les horreurs dont elle et les autres disciples furent témoins avaient chassé toute espérance de son cœur, comme la mort cherche toujours à le faire. Peter and the other disciples fare no better when Mary runs to tell that the tomb is empty. The stone rolled away. And that angels had proclaimed that Jesus was risen. They too could not get past what they had seen and experienced. The promise of life out of death was too great a promise to even consider. Life had ended. They had witnessed its ending with their own eyes. Death had won. The story was over. Pierre et les autres disciples ne s’en sortent guère mieux lorsque Marie accourt leur annoncer que le tombeau est vide, que la pierre a été roulée, et que des anges ont proclamé que Jésus est ressuscité. Eux non plus ne parviennent pas à dépasser ce qu’ils ont vu et vécu. La promesse d’une vie surgissant de la mort est une promesse trop grande pour être seulement envisagée. La vie s’était arrêtée. Ils en avaient été témoins de leurs propres yeux. La mort avait gagné. L’histoire était terminée. In one respect I am glad that the first disciples were all confounded by the resurrection. It makes them much more like you and me. It makes belief in the resurrection so much more reasonable to know that Mary Magdalene, Peter, John, and all the other disciples were confused and unsure as to what it was that was that God was doing in their midst. I too am sometimes confused by what God is doing in my life. I too sometimes make mistakes as I seek to follow the path God has for me. So why should I expect that the early disciples and those first Christians got it right the first time around? When God decides to do the miraculous all of us get a bit confused. When God breaks into our life and suddenly brings us the healing, the hope, the promise that we had long ago abandoned, it’s easy to dismiss such a gift of grace as a momentary spiritual high as our rational mind convinces us that we are still in on our own. That we are still burdened by every past failure. Every bitter disappointment. Every searing shame that burns deep within our soul. D’une certaine manière, je suis reconnaissant que les premiers disciples aient été déconcertés par la résurrection. Cela les rend tellement plus semblables à vous et à moi. Cela rend la foi en la résurrection d’autant plus accessible de savoir que Marie Madeleine, Pierre, Jean et les autres étaient eux aussi perdus et incertains quant à ce que Dieu accomplissait au milieu d’eux. Moi aussi, il m’arrive d’être déconcerté par ce que Dieu fait dans ma vie. Moi aussi, je fais des erreurs en cherchant à suivre le chemin que Dieu me propose. Pourquoi alors attendre des premiers disciples qu’ils aient tout compris dès le début ? Lorsque Dieu agit de manière extraordinaire, nous sommes tous, d’une certaine façon, déroutés. Lorsque Dieu entre dans notre vie et nous apporte soudain la guérison, l’espérance, la promesse que nous avions depuis longtemps abandonnées, il est facile de réduire ce don de grâce à une simple émotion passagère, tandis que notre esprit rationnel nous persuade que nous sommes toujours livrés à nous-mêmes, encore accablés par chaque échec passé, chaque déception amère, chaque honte brûlante enfouie au plus profond de nous. The resurrection of Jesus from the dead was announced by the empty tomb and by the angels who greeted Mary Magdalene. But, that was only the announcement. The experience of the resurrection is a far different thing. The experience of the resurrection comes only when you and I, like Mary Magdalene and those first disciples see Jesus face to face, and we hear him speak his love once more into our failures, into our disappointments, our shame, and even most especially our sin. Then we know for ourselves that the angels’ words are true—death indeed has been defeated by life. Then we know that every guilt, every shame, every failure, every secret sin that tears us down, tears us apart, and tears us up has been wiped away leaving only Jesus and the life he died to give us. Standing right there in front of us. Speaking our name. Forgiving us. Loving us so that we can love ourselves. So we can love our neighbor. So we can love our God. La résurrection de Jésus d’entre les morts fut annoncée par le tombeau vide et par les anges qui accueillirent Marie Madeleine. Mais cela n’était que l’annonce. L’expérience de la résurrection est tout autre chose. Elle survient lorsque vous et moi, comme Marie Madeleine et les premiers disciples, rencontrons Jésus face à face et l’entendons prononcer à nouveau son amour au cœur de nos échecs, de nos déceptions, de notre honte, et même, surtout, de notre péché. Alors nous savons par nous-mêmes que la parole des anges est vraie : la mort a réellement été vaincue par la vie. Alors nous savons que toute culpabilité, toute honte, tout échec, tout péché caché qui nous détruit et nous déchire a été effacé, ne laissant plus que Jésus et la vie qu’il est mort pour nous donner. Là, devant nous. Prononçant notre nom. Nous pardonnant. Nous aimant, afin que nous puissions nous aimer nous-mêmes, aimer notre prochain et aimer notre Dieu. On this Easter morning as we each come to the tomb and find it empty we also find Jesus. Jesus risen from the dead. Jesus, paraphrasing the devotional writer, Gerald Hughes, “smiling at us in our bewilderment, beckoning to us in our confusion and revealing himself in our failure and disillusion as our only rock, our only refuge and our only strength.” In the resurrected Jesus your life and my life have only just begun, for he is Risen. The Lord is Risen indeed. And your new life in Christ begins anew, as it does each time you come to the empty tomb confused and confounded and find Jesus smiling at you in your bewilderment and offering you a resurrected life. A life more abundant and free. En ce matin de Pâques, alors que nous venons chacun au tombeau et que nous le trouvons vide, nous trouvons aussi Jésus. Jésus ressuscité d’entre les morts. Jésus qui, pour reprendre les mots de l’auteur spirituel Gerald Hughes, « nous sourit dans notre désarroi, nous appelle dans notre confusion et se révèle à nous dans nos échecs et nos désillusions comme notre seul rocher, notre seul refuge et notre seule force ». Dans le Christ ressuscité, votre vie et la mienne ne font que commencer, car il est ressuscité. Le Seigneur est vraiment ressuscité. Et votre vie nouvelle dans le Christ recommence sans cesse, chaque fois que vous venez au tombeau vide, déconcerté et troublé, et que vous trouvez Jésus vous souriant dans votre confusion et vous offrant une vie ressuscitée—une vie plus abondante et plus libre. Amen
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As we stand at the foot of the cross on Good Friday, we are drawn into the mystery at the very heart of our faith: that the Word became flesh and lived among us. In Jesus, God entered fully into our human life—into our joy and our suffering, our strength and our weakness—embracing all that it means to be human out of love.
Alors que nous nous tenons au pied de la croix en ce vendredi saint, nous sommes entraînés au cœur même du mystère de notre foi : le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous. En Jésus, Dieu est entré pleinement dans notre vie humaine—dans nos joies comme dans nos souffrances, dans notre force comme dans notre faiblesse—embrassant tout ce que signifie être humain, par amour. And yet, the response to that love was rejection. We cried, “Crucify him.” And perhaps we must face an uncomfortable truth: we turn away not only from Christ, but from what he reveals about ourselves. For in him, we see what it truly means to be human—created in the image of God, called to lives of love, mercy, and holiness. And that can feel like too much to bear. Et pourtant, la réponse à cet amour fut le rejet. Nous avons crié : « Crucifie-le. » Et peut-être devons-nous affronter une vérité dérangeante : nous ne nous détournons pas seulement du Christ, mais aussi de ce qu’il révèle sur nous-mêmes. Car en lui, nous voyons ce que signifie réellement être humain—créés à l’image de Dieu, appelés à une vie d’amour, de miséricorde et de sainteté. Et cela peut nous sembler trop exigeant. So we settle for less. We lower our expectations of ourselves. We convince ourselves that we are not meant for such a life. But on the cross, everything is laid bare. In Christ, we see both the depth of our brokenness and the fullness of what we were created to be. Alors nous nous contentons de moins. Nous abaissons nos attentes envers nous-mêmes. Nous nous convainquons que nous ne sommes pas faits pour une telle vie. Mais sur la croix, tout est mis à nu. En Christ, nous voyons à la fois la profondeur de notre brisure et la plénitude de ce pour quoi nous avons été créés. And yet, even here, there is hope. For the image of God within us is not destroyed. It remains. As Jesus speaks to his mother—“Behold your son”—we are invited to hear those words spoken to us as well. To look upon the cross and, in it, to see both the truth of who we are and the depth of God’s love for us. Et pourtant, même ici, il y a de l’espérance. Car l’image de Dieu en nous n’est pas détruite. Elle demeure. Lorsque Jésus dit à sa mère : « Voici ton fils », nous sommes invités à entendre aussi ces paroles qui nous sont adressées. À contempler la croix et, en elle, à voir à la fois la vérité de ce que nous sommes et la profondeur de l’amour de Dieu pour nous. And in that moment, we are called to see ourselves anew: as God’s beloved children, created in his image, and invited to live a life shaped by that love. Et en cet instant, nous sommes appelés à nous voir d’un regard nouveau : comme des enfants bien-aimés de Dieu, créés à son image, et invités à vivre une vie façonnée par cet amour. |
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