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Roy's evening prayer talk on pentecost sunday

6/5/2026

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It’s nearly here. Summer! And while the calendar may say that summer is still a few weeks away, here it feels as if summer has already quietly taken up residence among us. The long, wet, and—at least to me—surprisingly cold winter has finally loosened its grip. More than once, I found myself chiding my past self for leaving my “winter clothes” behind in the United States. And yet, as is so often the case, the changing season did not announce itself with great fanfare. It came gradually. The light lingered longer. The air softened. What had seemed dormant began, almost unnoticed at first, to return to life. Something similar has happened in the life of the Church.

Il est presque là. L’été ! Et pourtant, même si le calendrier nous indique que l’été n’arrivera officiellement que dans quelques semaines, ici, on a l’impression qu’il s’est déjà discrètement installé parmi nous. Le long hiver humide et, du moins à mes yeux, étonnamment froid a enfin desserré son emprise. Plus d’une fois, je me suis reproché d’avoir laissé mes « vêtements d’hiver » aux États-Unis. Et pourtant, comme c’est souvent le cas, le changement de saison ne s’est pas annoncé avec éclat. Il est venu progressivement. Les journées se sont allongées. L’air s’est adouci. Ce qui semblait endormi a commencé, presque imperceptiblement d’abord, à reprendre vie. Quelque chose de semblable s’est produit dans la vie de l’Église.

The Church too is starting a new season. We have come to the end of the Great Fifty Days of Easter into the Sundays. We have come to Pentecost. The annual remembrance of the coming of the Holy Spirit to the early disciples and the fulfillment of Jesus’ promise to build his Church as the disciples are empowered by that Sprit to go into all the world and preach the Good News of Jesus Christ. In other words, both liturgically and seasonally we have entered the long season that takes us to the end of the Church year with the first Sunday of Advent. In the life of the Church the purples of Advent and Lent and the white and gold of the Easter season give way to green, the color of growth. But growth, as any gardener knows, rarely calls attention to itself. It is not the sudden blossoming of spring. It is slower, quieter, more hidden. It is the steady work of roots deepening, of fruit forming, often unseen. Just as growth occurs in the spiritual life. The great feasts of the Church—Christmas, Easter, Pentecost—declare what God has done. They are moments of clarity, even intensity. But this season that now stretches out before us asks a different question: not what has God done? but how shall we live into what God has done? After this Sunday nothing new is added. Everything essential has already been given. Now we live it. This is the long middle of the Christian life. Not beginnings, not endings, but the steady, faithful unfolding in between. It is here that habits are formed, prayers are deepened, and lives are slowly shaped into something that, over time, begins to bear fruit.

L’Église, elle aussi, entre dans une nouvelle saison. Nous sommes arrivés au terme des cinquante jours du temps pascal. Nous sommes parvenus à la Pentecôte, commémoration annuelle de la venue de l’Esprit Saint sur les premiers disciples et accomplissement de la promesse de Jésus de bâtir son Église, alors que ces disciples, fortifiés par l’Esprit, sont envoyés dans le monde entier pour annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Autrement dit, tant sur le plan liturgique que saisonnier, nous sommes entrés dans cette longue période qui nous conduira jusqu’à la fin de l’année liturgique, avec le premier dimanche de l’Avent. Dans la vie de l’Église, les violets de l’Avent et du Carême, ainsi que le blanc et l’or du temps pascal, cèdent la place au vert, la couleur de la croissance. Mais la croissance, comme le sait tout jardinier, attire rarement l’attention sur elle-même. Elle n’est pas l’éclosion soudaine du printemps. Elle est plus lente, plus discrète, plus cachée. C’est le travail patient des racines qui s’enfoncent plus profondément, des fruits qui se forment, souvent à l’abri des regards. Il en va de même de la croissance spirituelle. Les grandes fêtes de l’Église — Noël, Pâques, la Pentecôte — proclament ce que Dieu a accompli. Ce sont des moments de clarté, voire d’intensité. Mais la saison qui s’étend maintenant devant nous pose une autre question : non pas « Qu’a fait Dieu ? », mais « Comment allons-nous vivre ce que Dieu a accompli ? Après ce dimanche, rien de nouveau n’est ajouté. Tout ce qui est essentiel nous a déjà été donné. Désormais, il nous appartient de le vivre. C’est le long milieu de la vie chrétienne. Ni les commencements ni les fins, mais le déploiement fidèle et constant qui les relie. C’est là que se forment les habitudes, que la prière s’approfondit et que les vies sont peu à peu façonnées en quelque chose qui, avec le temps, commence à porter du fruit.

Yet, even here, God
offers us a deeper reminder. The greening of the season does not mean that everything in our lives feels green. The words of the prophet Habakkuk speak with particular clarity and have long been a favorite of mine:

Et pourtant, même ici, Dieu nous offre un rappel plus profond encore. Le verdissement de la saison ne signifie pas que tout, dans nos vies, paraît verdoyant. Les paroles du prophète Habacuc résonnent avec une particulière clarté et comptent depuis longtemps parmi mes préférées :


“Though the fig tree does not blossom, and no fruit is on the vines;
though the produce of the olive fails and the fields yield no food;
though the flock is cut off from the fold and there is no herd in the stalls,
yet I will rejoice in the Lord; I will exult in the God of my salvation.
God, the Lord, is my strength.”

(Habakkuk 3:17–19)

« Car le figuier ne fleurira pas, la vigne ne produira rien ;
le fruit de l’olivier fera défaut et les champs ne donneront pas de nourriture ;
les brebis disparaîtront de l’enclos et il n’y aura plus de bétail dans les étables,
moi pourtant, je me réjouirai dans le Seigneur, je tressaillirai de joie dans le Dieu de mon salut.
Le Seigneur Dieu est ma force. »
(Habacuc 3, 17-19)


The Liturgical Calendar turns green as do the orchards and vineyards around us. But faith does not depend on what appears to be flourishing. Whether our own lives feel full or fragile, abundant or uncertain, the deeper truth remains unchanged: God is God. Christ is risen. The Spirit has been given. And we are invited—day by day, season by season—to live into that reality. So as summer unfolds around us—with its light, its warmth, its invitations to rest and renewal—perhaps this is the quiet invitation of the season after Pentecost: Not to seek something new, but to live more deeply into what has already been given.

Le calendrier liturgique se pare de vert, tout comme les vergers et les vignobles qui nous entourent. Mais la foi ne dépend pas de ce qui semble prospérer. Que notre propre vie nous paraisse abondante ou fragile, féconde ou incertaine, une vérité plus profonde demeure inchangée : Dieu est Dieu. Le Christ est ressuscité. L’Esprit a été donné. Et nous sommes invités, jour après jour, saison après saison, à vivre de cette réalité. Ainsi, tandis que l’été se déploie autour de nous — avec sa lumière, sa chaleur et ses invitations au repos comme au renouveau — telle est peut-être l’invitation discrète de cette saison qui suit la Pentecôte : non pas chercher quelque chose de nouveau, mais entrer plus profondément dans ce qui nous a déjà été donné.
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En résumé: Roy's sermon from 26th April 2026

5/1/2026

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Church today feels very different from what many of us remember. As Pope Leo XIV recently observed, many people are turning away from faith toward technology, success, and pleasure—often losing a sense of meaning, mercy, and human dignity in the process. Yet even in a secular world, there remains a quiet openness to faith, especially in times of suffering. This is seen in two enduring expressions of Christianity that still resonate widely: a song and a poem.

L’Église aujourd’hui paraît bien différente de celle que beaucoup d’entre nous ont connue autrefois. Comme l’a récemment souligné Pope Leo XIV, de nombreuses personnes se détournent de la foi pour se tourner vers la technologie, la réussite ou le plaisir — perdant souvent, par là même, le sens de la vie, de la miséricorde et de la dignité humaine. Pourtant, même dans un monde sécularisé, une certaine ouverture à la foi demeure, surtout dans les moments de souffrance. Cela se manifeste dans deux expressions durables du christianisme qui continuent de toucher largement : un chant et un poème.

The song is Amazing Grace, written by John Newton, a former slave trader turned priest. Its message of redemption—“I once was lost but now am found”—continues to move even those far from the Church. The poem is Psalm 23, attributed to King David: “The Lord is my shepherd… He leads me beside still waters.” Together, they express deep human longings—to be found, cared for, and protected.

​Le chant est Amazing Grace, écrit par John Newton, ancien négrier devenu prêtre. Son message de rédemption — « J’étais perdu, et me voici trouvé » — continue d’émouvoir même ceux qui sont éloignés de l’Église. Le poème est le Psaume 23, attribué à King David : « Le Seigneur est mon berger… il me conduit près des eaux paisibles. » Ensemble, ils expriment des aspirations profondes du cœur humain : être retrouvé, aimé et protégé.

Jesus builds on this image when he calls himself the Good Shepherd. In his time, people understood the deep bond between shepherd and sheep. Today, the question is not whether we have a Good Shepherd, but whether we are willing to be good sheep. A faithful relationship requires reciprocity. We are called to remain in relationship with God—one who knows us, protects us, and leads us. This involves three responsibilities: to hear, to follow, and to return.

Jésus reprend cette image lorsqu’il se présente comme le Bon Berger. À son époque, chacun comprenait le lien étroit entre le berger et ses brebis. Aujourd’hui, la question n’est pas de savoir si nous avons un Bon Berger, mais si nous acceptons d’être de bonnes brebis. Une relation vivante suppose une réciprocité. Nous sommes appelés à demeurer en relation avec Dieu — celui qui nous connaît, nous protège et nous guide. Cela implique trois attitudes : écouter, suivre et revenir.

First, we must hear God’s voice. Like Adam and Eve, we sometimes hide in fear or shame, doubting God’s love. But in doing so, we become lost. Second, we must follow. Jesus promises that his sheep know his voice and that nothing can take them from his hand—but we must choose whether to follow or go our own way. Finally, we must return to the fold. Even when we stray, we are welcomed back, as St. Peter reminds us, to the Shepherd and guardian of our souls. As John Newton reflected, though we are not yet who we hope to be, by God’s grace we are no longer who we once were. When we listen, follow, and return, we who were lost are found—and God’s goodness and mercy remain with us always.

D’abord, nous devons écouter la voix de Dieu. Comme Adam et Ève, il nous arrive de nous cacher par peur ou par honte, doutant de son amour. Mais en agissant ainsi, nous nous égarons. Ensuite, nous devons suivre. Jésus promet que ses brebis reconnaissent sa voix et que rien ne peut les arracher de sa main — mais il nous appartient de choisir de le suivre ou de tracer notre propre chemin. Enfin, nous devons revenir à l’enclos. Même lorsque nous nous égarons, nous sommes accueillis à nouveau, comme le rappelle saint Pierre, auprès du Berger et gardien de nos âmes. Comme l’a exprimé John Newton, nous ne sommes pas encore ce que nous voudrions être, mais, par la grâce de Dieu, nous ne sommes plus ce que nous étions. Lorsque nous écoutons, suivons et revenons, nous qui étions perdus sommes retrouvés — et la bonté et la miséricorde de Dieu nous accompagnent tous les jours de notre vie.

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Roy's 2026 EASTER Sermon (traduit en français)

4/13/2026

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When Mary Magdalene made her way to the tomb that pre-dawn morning, she knew exactly what she would find.  A great stone rolled across the entrance and Roman soldiers standing guard.  She came prepared to mourn, to weep, possibly to pray.  She came knowing that every hope and promise, every word of compassion and forgiveness, every expectation for the unveiling of the Kingdom of God on earth lay dead in that tomb.  There was nothing left.  No faith.  No hope.  No love.  It had all been crushed as the hammers drove the nails into Jesus’ hands and feet three days before.  In such despair, is it any wonder that she would not remember Jesus’ promise to rise from the dead on the third day?  The horrors she and the other disciples witnessed drove all such hope from her, as death always seeks to do.
Lorsque Marie Madeleine se rendit au tombeau, ce matin-là avant l’aube, elle savait exactement ce qu’elle allait trouver : une grande pierre roulée devant l’entrée et des soldats romains en faction. Elle venait pour faire son deuil, pour pleurer, peut-être pour prier. Elle venait en sachant que toute espérance et toute promesse, chaque parole de compassion et de pardon, chaque attente de la manifestation du Royaume de Dieu sur la terre reposaient mortes dans ce tombeau. Il ne restait plus rien. Ni foi. Ni espérance. Ni amour. Tout avait été brisé lorsque les marteaux avaient enfoncé les clous dans les mains et les pieds de Jésus trois jours auparavant. Dans un tel désespoir, est-il étonnant qu’elle n’ait pas retenu la promesse de Jésus de ressusciter le troisième jour ? Les horreurs dont elle et les autres disciples furent témoins avaient chassé toute espérance de son cœur, comme la mort cherche toujours à le faire.

Peter and the other disciples fare no better when Mary runs to tell that the tomb is empty.  The stone rolled away.  And that angels had proclaimed that Jesus was risen.  They too could not get past what they had seen and experienced.  The promise of life out of death was too great a promise to even consider.  Life had ended.  They had witnessed its ending with their own eyes.  Death had won.  The story was over.

Pierre et les autres disciples ne s’en sortent guère mieux lorsque Marie accourt leur annoncer que le tombeau est vide, que la pierre a été roulée, et que des anges ont proclamé que Jésus est ressuscité. Eux non plus ne parviennent pas à dépasser ce qu’ils ont vu et vécu. La promesse d’une vie surgissant de la mort est une promesse trop grande pour être seulement envisagée. La vie s’était arrêtée. Ils en avaient été témoins de leurs propres yeux. La mort avait gagné. L’histoire était terminée.

In one respect I am glad that the first disciples were all confounded by the resurrection.  It makes them much more like you and me.  It makes belief in the resurrection so much more reasonable to know that Mary Magdalene, Peter, John, and all the other disciples were confused and unsure as to what it was that was that God was doing in their midst.  I too am sometimes confused by what God is doing in my life.  I too sometimes make mistakes as I seek to follow the path God has for me.  So why should I expect that the early disciples and those first Christians got it right the first time around?  When God decides to do the miraculous all of us get a bit confused.  When God breaks into our life and suddenly brings us the healing, the hope, the promise that we had long ago abandoned, it’s easy to dismiss such a gift of grace as a momentary spiritual high as our rational mind convinces us that we are still in on our own.  That we are still burdened by every past failure. Every bitter disappointment.  Every searing shame that burns deep within our soul.

D’une certaine manière, je suis reconnaissant que les premiers disciples aient été déconcertés par la résurrection. Cela les rend tellement plus semblables à vous et à moi. Cela rend la foi en la résurrection d’autant plus accessible de savoir que Marie Madeleine, Pierre, Jean et les autres étaient eux aussi perdus et incertains quant à ce que Dieu accomplissait au milieu d’eux. Moi aussi, il m’arrive d’être déconcerté par ce que Dieu fait dans ma vie. Moi aussi, je fais des erreurs en cherchant à suivre le chemin que Dieu me propose. Pourquoi alors attendre des premiers disciples qu’ils aient tout compris dès le début ? Lorsque Dieu agit de manière extraordinaire, nous sommes tous, d’une certaine façon, déroutés. Lorsque Dieu entre dans notre vie et nous apporte soudain la guérison, l’espérance, la promesse que nous avions depuis longtemps abandonnées, il est facile de réduire ce don de grâce à une simple émotion passagère, tandis que notre esprit rationnel nous persuade que nous sommes toujours livrés à nous-mêmes, encore accablés par chaque échec passé, chaque déception amère, chaque honte brûlante enfouie au plus profond de nous.

The resurrection of Jesus from the dead was announced by the empty tomb and by the angels who greeted Mary Magdalene.  But, that was only the announcement.   The experience of the resurrection is a far different thing.  The experience of the resurrection comes only when you and I, like Mary Magdalene and those first disciples see Jesus face to face, and we hear him speak his love once more into our failures, into our disappointments, our shame, and even most especially our sin.  Then we know for ourselves that the angels’ words are true—death indeed has been defeated by life.  Then we know that every guilt, every shame, every failure, every secret sin that tears us down, tears us apart, and tears us up has been wiped away leaving only Jesus and the life he died to give us.  Standing right there in front of us.  Speaking our name.  Forgiving us.  Loving us so that we can love ourselves.  So we can love our neighbor.  So we can love our God.

La résurrection de Jésus d’entre les morts fut annoncée par le tombeau vide et par les anges qui accueillirent Marie Madeleine. Mais cela n’était que l’annonce. L’expérience de la résurrection est tout autre chose. Elle survient lorsque vous et moi, comme Marie Madeleine et les premiers disciples, rencontrons Jésus face à face et l’entendons prononcer à nouveau son amour au cœur de nos échecs, de nos déceptions, de notre honte, et même, surtout, de notre péché. Alors nous savons par nous-mêmes que la parole des anges est vraie : la mort a réellement été vaincue par la vie. Alors nous savons que toute culpabilité, toute honte, tout échec, tout péché caché qui nous détruit et nous déchire a été effacé, ne laissant plus que Jésus et la vie qu’il est mort pour nous donner. Là, devant nous. Prononçant notre nom. Nous pardonnant. Nous aimant, afin que nous puissions nous aimer nous-mêmes, aimer notre prochain et aimer notre Dieu. 
On this Easter morning as we each come to the tomb and find it empty we also find Jesus.  Jesus risen from the dead.  Jesus, paraphrasing the devotional writer, Gerald Hughes, “smiling at us in our bewilderment, beckoning to us in our confusion and revealing himself in our failure and disillusion as our only rock, our only refuge and our only strength.”  In the resurrected Jesus your life and my life have only just begun, for he is Risen.  The Lord is Risen indeed.  And your new life in Christ begins anew, as it does each time you come to the empty tomb confused and confounded and find Jesus smiling at you in your bewilderment and offering you a resurrected life. A life more abundant and free.
En ce matin de Pâques, alors que nous venons chacun au tombeau et que nous le trouvons vide, nous trouvons aussi Jésus. Jésus ressuscité d’entre les morts. Jésus qui, pour reprendre les mots de l’auteur spirituel Gerald Hughes, « nous sourit dans notre désarroi, nous appelle dans notre confusion et se révèle à nous dans nos échecs et nos désillusions comme notre seul rocher, notre seul refuge et notre seule force ». Dans le Christ ressuscité, votre vie et la mienne ne font que commencer, car il est ressuscité. Le Seigneur est vraiment ressuscité. Et votre vie nouvelle dans le Christ recommence sans cesse, chaque fois que vous venez au tombeau vide, déconcerté et troublé, et que vous trouvez Jésus vous souriant dans votre confusion et vous offrant une vie ressuscitée—une vie plus abondante et plus libre.

Amen



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Roy's Good friday sermon - Condensed

4/6/2026

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As we stand at the foot of the cross on Good Friday, we are drawn into the mystery at the very heart of our faith: that the Word became flesh and lived among us. In Jesus, God entered fully into our human life—into our joy and our suffering, our strength and our weakness—embracing all that it means to be human out of love.

Alors que nous nous tenons au pied de la croix en ce vendredi saint, nous sommes entraînés au cœur même du mystère de notre foi : le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous. En Jésus, Dieu est entré pleinement dans notre vie humaine—dans nos joies comme dans nos souffrances, dans notre force comme dans notre faiblesse—embrassant tout ce que signifie être humain, par amour.

And yet, the response to that love was rejection. We cried, “Crucify him.” And perhaps we must face an uncomfortable truth: we turn away not only from Christ, but from what he reveals about ourselves. For in him, we see what it truly means to be human—created in the image of God, called to lives of love, mercy, and holiness. And that can feel like too much to bear.

Et pourtant, la réponse à cet amour fut le rejet. Nous avons crié : « Crucifie-le. » Et peut-être devons-nous affronter une vérité dérangeante : nous ne nous détournons pas seulement du Christ, mais aussi de ce qu’il révèle sur nous-mêmes. Car en lui, nous voyons ce que signifie réellement être humain—créés à l’image de Dieu, appelés à une vie d’amour, de miséricorde et de sainteté. Et cela peut nous sembler trop exigeant.

So we settle for less. We lower our expectations of ourselves. We convince ourselves that we are not meant for such a life. But on the cross, everything is laid bare. In Christ, we see both the depth of our brokenness and the fullness of what we were created to be.

Alors nous nous contentons de moins. Nous abaissons nos attentes envers nous-mêmes. Nous nous convainquons que nous ne sommes pas faits pour une telle vie. Mais sur la croix, tout est mis à nu. En Christ, nous voyons à la fois la profondeur de notre brisure et la plénitude de ce pour quoi nous avons été créés.

And yet, even here, there is hope. For the image of God within us is not destroyed. It remains. As Jesus speaks to his mother—“Behold your son”—we are invited to hear those words spoken to us as well. To look upon the cross and, in it, to see both the truth of who we are and the depth of God’s love for us.

Et pourtant, même ici, il y a de l’espérance. Car l’image de Dieu en nous n’est pas détruite. Elle demeure. Lorsque Jésus dit à sa mère : « Voici ton fils », nous sommes invités à entendre aussi ces paroles qui nous sont adressées. À contempler la croix et, en elle, à voir à la fois la vérité de ce que nous sommes et la profondeur de l’amour de Dieu pour nous.

And in that moment, we are called to see ourselves anew: as God’s beloved children, created in his image, and invited to live a life shaped by that love.

​Et en cet instant, nous sommes appelés à nous voir d’un regard nouveau : comme des enfants bien-aimés de Dieu, créés à son image, et invités à vivre une vie façonnée par cet amour.
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En Bref: Roy's Palm Sunday / fÊte des Rameaux sermon

3/30/2026

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As we enter Holy Week, we're reminded that the story before us is not just about those who first followed Jesus, but about us. We begin with the joy and hope of Palm Sunday, yet we know how quickly those cries of “Hosanna” can turn to “Crucify.” This week reveals something deeply true about the human heart—how easily we lose our way, how often we fail to understand.

Alors que nous entrons dans la Semaine sainte, nous nous rappelons que le récit qui s’ouvre devant nous ne concerne pas seulement ceux qui ont suivi Jésus en premier lieu, mais nous concerne aussi. Nous commençons avec la joie et l’espérance du dimanche des Rameaux, et pourtant nous savons combien rapidement les cris de « Hosanna » peuvent se transformer en « Crucifie-le ». Cette semaine révèle quelque chose de profondément vrai sur le cœur humain : combien il nous est facile de nous égarer, combien souvent nous peinons à comprendre.

And yet, it also reveals something even more important about God. In Jesus, we do not see a Messiah who grasps power, but one who empties himself in love, who enters fully into our suffering. Even from the cross, he does not speak words of condemnation, but of forgiveness: “Father, forgive them.”

Et pourtant, elle révèle aussi quelque chose d’encore plus essentiel sur Dieu. En Jésus, nous ne voyons pas un Messie qui s’empare du pouvoir, mais un Messie qui se dépouille dans l’amour, qui entre pleinement dans notre souffrance. Même depuis la croix, il ne prononce pas des paroles de condamnation, mais de pardon : « Père, pardonne-leur. »

That is the heart of this week. Not our failure, but God’s faithfulness. Not our rejection, but God’s unrelenting love. As we walk this journey together, we are invited to recognize our own voices in the story—but also to hear Christ’s voice speaking forgiveness over us, calling us back to the life we were created to live—a life of love, grace, and hope that not even death can overcome.

Tel est le cœur de cette semaine : non pas notre échec, mais la fidélité de Dieu ; non pas notre rejet, mais l’amour infatigable de Dieu. En parcourant ce chemin ensemble, nous sommes invités à reconnaître nos propres voix dans ce récit, mais aussi à entendre la voix du Christ qui prononce sur nous le pardon et nous appelle à revenir à la vie pour laquelle nous avons été créés : une vie d’amour, de grâce et d’espérance, qu’aucune mort ne peut vaincre.



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From KIT's service on 8th March:

3/8/2026

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Roy's sermon: 1 march 2026, the key points.

3/6/2026

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When Nicodemus came to Jesus under cover of darkness, he was searching. Though a Pharisee, learned in Scripture and respected as a religious authority, he sensed something was still missing. For all his knowledge and devotion, he longed for reconciliation with God — for grace.

Lorsque Nicodème vint trouver Jésus à la faveur de la nuit, il était en quête de quelque chose. Pharisien, connaisseur des Écritures et autorité religieuse respectée, il percevait pourtant qu’il lui manquait l’essentiel. Malgré son savoir et sa piété, il aspirait à être réconcilié avec Dieu — il aspirait à la grâce.

Jesus responds not to Nicodemus’ words, but to the deeper hunger beneath them: “No one can see the kingdom of God without being born from above.” What Nicodemus seeks cannot be achieved through mastery, morality, or religious status. It is not earned. It is given. It is grace.

Jésus répond non pas aux paroles de Nicodème, mais à la faim plus profonde qui les sous-tend : « À moins de naître d’en haut, nul ne peut voir le royaume de Dieu. » Ce que Nicodème cherche ne peut être obtenu par la maîtrise, la moralité ou le statut religieux. Cela ne se mérite pas. Cela se reçoit. C’est un don de grâce.

This echoes the story of Abraham, who was declared righteous not because of performance, but because he trusted God’s promise. As St. Paul writes, the promise rests on faith so that it may rest on grace — not on pedigree, not on perfection, but on God’s initiative.

Cela fait écho à l’histoire d’Abraham, déclaré juste non en raison de ses accomplissements, mais parce qu’il fit confiance à la promesse de Dieu. Comme l’écrit saint Paul, la promesse repose sur la foi afin qu’elle repose sur la grâce — non sur l’origine, non sur la perfection, mais sur l’initiative de Dieu.

“For God so loved the world.” The love of God precedes our striving. It is not a reward for discipline or achievement. It is the starting point.

« Car Dieu a tant aimé le monde… » L’amour de Dieu précède tous nos efforts. Il n’est pas la récompense d’une discipline ou d’un mérite. Il en est le point de départ.

Lent invites us, like Nicodemus, to come honestly with our hunger. Not to prove ourselves worthy, but to receive what has already been offered. To be “born from above” is not self-improvement; it is awakening to the truth that we are already loved.

Le Carême nous invite, comme Nicodème, à venir avec honnêteté et avec notre faim intérieure. Non pour prouver que nous en sommes dignes, mais pour recevoir ce qui nous est déjà offert. Naître d’en haut ne signifie pas devenir irréprochable ; c’est s’éveiller à la vérité que nous sommes déjà aimés.

Once we trust that promise, we need no longer remain in the shadows of fear or self-justification. We can step into the light — not a light of condemnation, but of mercy, grace, and love.

Lorsque nous faisons confiance à cette promesse, nous n’avons plus à demeurer dans l’ombre de la peur ou de l’autojustification. Nous pouvons marcher dans la lumière — non une lumière de condamnation, mais de miséricorde, de grâce et d’amour.

For God so loved the world. And that includes us.

​Car Dieu a tant aimé le monde. Et cela nous inclut.















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Roy's sermon, 22 February 2026 - Lent / le carême

3/2/2026

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Sermon Summary – The Beginning of Lent       Résumé du sermon – Le commencement du Carême

As Lent begins, we enter a forty-day journey of reflection, prayer, and intentional self-examination. Marked by the imposition of ashes and the reminder that we are dust, this season invites us to step away from distraction and rediscover what truly shapes our lives.

Alors que débute le Carême, nous entrons dans un cheminement de quarante jours marqué par la réflexion, la prière et un examen de conscience volontaire. Par l’imposition des cendres et le rappel que nous sommes poussière, cette saison nous invite à nous détourner des distractions pour redécouvrir ce qui façonne véritablement nos vies.

At its heart, Lent asks a simple but searching question: Which voice are we trusting? In Genesis, Adam and Eve allow a competing voice to reinterpret God’s word, leading to mistrust and exile. In the wilderness, Jesus faces a similar challenge — “If you are the Son of God…” — yet he resists temptation not to prove his identity, but because he already knows he is the Beloved Son.

Au cœur du Carême se trouve une question simple mais essentielle : à quelle voix faisons-nous confiance ? Dans la Genèse, Adam et Ève laissent une voix concurrente réinterpréter la parole de Dieu, ce qui conduit à la méfiance et à l’exil. Dans le désert, Jésus est confronté à un défi semblable — « Si tu es le Fils de Dieu… » — mais il résiste à la tentation non pas pour prouver son identité, mais parce qu’il sait déjà qu’il est le Fils bien-aimé.

Lent is not about proving ourselves to God. It is about quieting the noise so we can hear again what has already been spoken over us: You are my beloved child.

Le Carême ne consiste pas à nous justifier devant Dieu. Il s’agit de faire taire le bruit afin d’entendre à nouveau ce qui a déjà été proclamé sur nous : Tu es mon enfant bien-aimé.

This season is not condemnation, but invitation. Not guilt, but grace. It calls us to reconsider what we have been saying “yes” to and “no” to, to return to the voice that gives life, and to walk more faithfully toward the deeper, truer life God intends for us. The wilderness is not where we lose ourselves — it is where we remember whose we are.

Cette saison n’est pas condamnation, mais invitation. Non pas culpabilité, mais grâce. Elle nous appelle à reconsidérer ce à quoi nous avons dit « oui » et « non », à revenir à la voix qui donne la vie, et à marcher plus fidèlement vers la vie plus profonde et plus vraie que Dieu nous destine. Le désert n’est pas le lieu où nous nous perdons — c’est le lieu où nous nous souvenons à qui nous appartenons.





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ROY's sermon 25 january 2026 - SAINT-PAUL: l'essentiel

1/26/2026

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L’histoire de la conversion de saint Paul nous rappelle qu’aucune erreur passée, aucun échec ni aucun chapitre brisé n’est jamais perdu. Paul est passé de celui qui causait du tort à une force de guérison — non parce qu’il aurait mérité une seconde chance, mais parce que la transformation est possible.
 
​The story of St Paul’s conversion reminds us that no past mistake, failure, or broken chapter is ever wasted. Paul went from causing harm to becoming a force for healing—not because he earned a second chance, but because transformation is possible.

Le véritable changement ne vient pas d’un meilleur compromis ni de la preuve de notre valeur. Il advient lorsque nous acceptons d’être transformés. Et lorsque cela se produit, nous ne faisons pas que recevoir la guérison : nous devenons à notre tour des acteurs de la guérison dans le monde qui nous entoure.

Real change doesn’t come from striking a better deal or proving our worth. It comes when we allow ourselves to be reshaped. And when that happens, we don’t just receive healing—we become part of healing in the world around us.

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Rien n’est irréparable. Ni nous. Ni notre passé. Ni le monde dont nous espérons encore qu’il puisse être rétabli dans son intégrité.
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Nothing is beyond repair. Not us. Not our past. Not the world we hope can still be made whole.
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Roy's Christmas message (Anglais et Français)

12/17/2025

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As Christmas approaches, we are reminded how desperately our world needs the Light of Christ — the Light born in Bethlehem and laid in a manger. Recent acts of violence, whether close to home or far away, weigh heavily on our hearts: the shootings at Bondi Beach and at Brown University, and the daily devastation of ongoing conflicts, where many thousands of lives have been lost and countless families continue to suffer.

John’s Gospel tells us that the Light has come into the world, even though people often choose darkness. That truth can feel overwhelming as we encounter suffering — in the headlines, and in the quiet, unseen pain of those struggling simply to survive.

Yet John also gives us a promise: “The light shines in the darkness, and the darkness has not overcome it.” This is the heart of our faith. Jesus is the Light of the world — God made flesh — who would one day hang upon the cross, confronting violence and injustice, and overcoming darkness through self-giving love.

As Christmas draws near, we ask ourselves how we are called to carry that Light into the year ahead. We are only individuals, and the need can feel immense. And yet the Light still shines — the Light of Christ in and through each of us.

As the angels’ song fades and the decorations come down, the work of Christmas begins: to heal, to feed, to seek peace, to stand with those who suffer, and to love without distinction.

May the Light of Christ shine through us all — now, and in the year to come.

Fidèlement en Christ,
Roy


À l’approche de Noël, nous nous rappelons combien notre monde a désespérément besoin de la Lumière du Christ — cette Lumière née à Bethléem et déposée dans une crèche. Les violences récentes, proches ou lointaines, pèsent lourdement sur nos cœurs : les fusillades de Bondi Beach et de l’université Brown, ainsi que la dévastation quotidienne des conflits en cours, où des milliers de vies ont été perdues et où d’innombrables familles continuent de souffrir.

L’Évangile selon saint Jean nous dit que la Lumière est venue dans le monde, même si les êtres humains choisissent souvent les ténèbres. Cette vérité peut nous sembler écrasante lorsque nous sommes confrontés à la souffrance — dans l’actualité, comme dans la douleur discrète et invisible de ceux qui luttent simplement pour survivre.

Mais Jean nous offre aussi une promesse : « La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas vaincue. »C’est le cœur de notre foi. Jésus est la Lumière du monde — Dieu fait chair — lui qui, un jour, serait élevé sur la croix, affrontant la violence et l’injustice, et triomphant des ténèbres par l’amour donné jusqu’au bout.

À l’approche de Noël, nous nous demandons comment nous sommes appelés à porter cette Lumière dans l’année qui vient. Nous ne sommes que des personnes ordinaires, et l’ampleur des besoins peut nous dépasser. Et pourtant, la Lumière continue de briller — la Lumière du Christ, en chacun de nous et à travers nous.

Lorsque le chant des anges s’estompe et que les décorations disparaissent, le temps du travail de Noël commence : guérir, nourrir, rechercher la paix, se tenir aux côtés de ceux qui souffrent et aimer sans distinction.
Que la Lumière du Christ brille à travers nous tous, aujourd’hui et tout au long de l’année à venir.
​
Fidèlement en Christ,
Roy
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